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mercredi 8 juin 2016

Le mot de la fin

L'accusé, poète devenu à son corps défendant sniper dans l'armée de Bosnie-Herzégovine durant le siège de Sarajevo, a-t-il vraiment commis le monstrueux crime dont on l'accuse : l'assassinat de deux fillettes serbes pour venger les deux filles de celle qui fut son premier amour ? Ou s'agit-il d'un procès monté parce que, issu d'un couple mixte sur le plan de la nationalité, « de tous et de personne », il semble un coupable idéal dans la quête d'une balance entre les criminels de guerre des deux camps ?

Ou encore, a-t-il été victime d'une vengeance machiavélique de la part d'un mari trompé, membre d'une unité très spéciale des services de sécurité ?

Dans la procédure judiciaire, le rôle du jury est tenu par le lecteur qui, sur la base du filet de preuves et de déclarations contradictoires, doit reconstruire les événements d'une guerre déjà lointaine et porter un jugement.

Mais l'accusé, au lieu de se défendre, récapitule sa vie et fait le bilan de ses pauvres amours, « comme si, dans ma vie, il n'y avait rien eu d'autre, ou que rien d'autre ne méritait d'être évoqué ».

Le mot de la fin (Zavr(...)na Rije(...)) a obtenu le prix Skender Kulenovi(..) et le prix biennal Hasan Kaimija.
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Récit à la première personne.
L'histoire alterne entre le présent, avec le jugement du narrateur et des retours dans le passé sur fond de guerre.
Le narrateur, dont on ne sait le nom qu'à la fin du récit, est accusé d'avoir assassiné 2 fillettes, par vengeance, alors qu'il faisait partie de l'armée volontaire dans l'armée de Bosnie-Herzégovine.
Celui-ci, au lieu de nous raconter la terrible journée de cet assassinat, nous raconte ses amours, ayant enchaîné  les conquêtes féminines (Maja, Aïda, Azra....) sans vraiment se "poser" avec aucune d'elles, sa tentative de fuir Sarajevo en créant un journal pour obtenir une accréditation de journaliste..

Je n'arrive pas à qualifier vraiment le genre de ce récit, en tout cas je en m'attendais pas du tout à ça. Ce livre est très bien écrit, avec un homme qu'on sent torturé, avec une âme de poète, un peu perdu dans ce monde qui ne lui ressemble pas, dans cette guerre qui n'est pas la sienne...préférant luter par les mots que par les actes, je le dirais même pacifistes...

Un auteur avec un talent fou !

Ma note :


Éditeur : M.E.O. (2016)
Nombre de pages : 250